[Installation] La conversion

Travail d'installation sur la conversion - Novembre 2011

[Production Graphique] Fiction/réalité

Travail graphique sur le thème de l’hybridation - Avril 2012

[Dessin + Analyse] Reprise d'oeuvre

Reprise d'oeuvre : "La Naissance de Vénus" de Sandro Botticelli dans un style "Pop Art" façon Roy Lichtenstein - Décembre 2011

[Production Graphique et Arts Appliqués] Plaquette

Réalisation de la plaquette du Lycée Joseph Haubtmann - Avril 2011

[Écriture] Yaourt à la mûre (façon Proust)

Travail d'écriture sur le souvenir - Mars 2011

Cultiver art, yaourts et des nipponeries dans un même blog ? Ceci est ma spécialité !

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09/12/2012

[Art Numérique] Re-présentation(s) urbaine

We meet at the market place








Depuis toujours, le marché joue un rôle d’échanges de marchandises, mais aussi d'idées. Au fil des siècles, la multiplicité de ces lieux conviviaux a permis la structuration des territoires et l’animation de la vie sociale. En peinture, ces échanges sont le plus souvent représentés par des scènes de groupe, où il n’est pas rare d’apercevoir différents personnages discuter entre eux. Cette idée s’illustre parfaitement dans l’œuvre la plus célèbre de Carl Leopold Müller, Le marché du Caire (1878); mais aussi dans le tableau de Philip Worth, La place du marché de Limoges; La place du marché de Camille Pissarro (1882) ou encore Place du marché de Bergen de Abel Grimmer (1570).

Durant tout le Moyen-âge et jusqu’au XVIIIème siècle, le marché est un dispositif public bien distinct, visible et clairement délimité. Au début de la modernité, cette réalité concrète, perceptible et policée du marché traditionnel s’atténue progressivement avec le développement du commerce international et des grandes compagnies. A présent, le terme de marché s’utilise également pour évoquer ces échanges virtuels économiques et sociaux.

       L’incitation du projet intitulé "re-présentation(s) urbaine(s)" tend à nous questionner de manière individuelle sur la reproduction d’un fragment de la ville de Saint-Etienne à l’aide de la technique de notre choix. Une fois la totalité de nos visions citadines singulières assemblées, cet ensemble interroge les problématiques de la cartographie urbaine et rend compte de son morcellement, sa fragmentation. L’unification des projets du groupe-classe crée alors une vision nouvelle de la ville. De nombreux artistes ont travaillé sur cette thématique, comme notamment Ghislaine Escande ; Laura Barrón et son œuvre Islario (2001) ; Philippe Favier, Vous n'êtes pas d'ici (2006) ; Cult of Marms avec son oeuvre interactive nommée The Olfactory Factory (2003) ; Giles Rollestone, Urban Feedback CD-ROM Trailer (1995-1996) ou encore  A20 Recall de Teran Michelle.

Mon travail plastique interroge la représentation de la Place Albert Thomas, populaire et animée 3 fois par semaine par un marché de producteurs. Mon choix s’est porté sur cette place car elle est pour moi un lieu singulier avec lequel j’entretiens des relations spécifiques de l’ordre de l’émotionnel, du rituel, du sensible et du mémoriel. Ceci s’explique par le fait que je sois fréquemment menée à observer cet endroit lorsque je prends le tram pour me rendre à la fac, mais également car ce lieu possède une résonance encore davantage particulière depuis septembre dernier. En effet, après avoir assisté à une conférence sur les marchés stéphanois, de nombreux souvenirs de mon enfance liés au marché ont pu être réactivés : mon école primaire était située juste en face d’un parking sur lequel se déroulait le marché de ma commune, deux fois par semaine. Durant les récréations, j’avais pour habitude d’observer les personnes qui apparaissaient de manière récurrente sur cette place afin de consommer, mais aussi discuter. A cette époque, leurs visages m’étaient familiers, mais à présent, ils ne plus qu’un simple moyen d’éveiller ma mémoire ou constater aussi certains oublis.

La raison qui m’a poussée à m’intéresser à la place Albert Thomas est l’ambiance similaire à celle de mes souvenirs d’enfance dégagée par ce lieu lors de mon exploration. Son atmosphère qui change littéralement selon son usage est quelque chose qui me trouble encore aujourd’hui : utilisé soit pour le stationnement des voitures, soit pour y déployer des stands les jours de marché , la place se réactualise sans cesse, subissant des transformations par les mouvements, les directions et les temporalités qui la structure, elle nous donne l’impression de pouvoir être re-découverte indéfiniment. Pour exprimer ma représentation personnelle de ce lieu où des changements interviennent fréquemment, je me suis tournée vers l’utilisation du médium vidéo.

Dans une première partie, le caractère calme du parking est mis en avant. Visuellement, il se caractérise par un motif où sont disposées des voitures immobiles (pour rappeler le parking) qui disparaissent de manière rythmée avec les chants des oiseaux. On assiste ici à l’éveil d’un espace où les seuls bruits perceptibles sont ceux qui entourent ce lieu sans animation : le déplacement du tram et les oiseaux.

        Durant la conférence sur les marchés à laquelle j’ai assisté,  un chiffre important m’a fortement interpelé : j’ai noté qu’environ 20% des personnes qui se rendent sur ce lieu quotidiennement ne consomment pas et viennent essentiellement pour entretenir des liens sociaux. La seconde partie de ma réalisation numérique cherche donc à représenter l’activité dynamique et l’impact social de cet espace collectif. Je me suis rendue sur place afin de réunir différents témoignages des clients et des marchands, tout comme l’œuvre Urban Echo de Christopher Baker (2008) ou encore Audio-Day de Trommer, Michael Wedemeyer et Von Arnold (1999). Ces déclarations restituées sous la forme d’un film documentaire typographique permettent la reconstitution d’une image globale du marché : un lieu de commerce, de rassemblement et de contacts humains. Les textes défilent et s’accumulent, nous montrant ainsi les mouvements et les dialogues qui animent cet espace. Ces défilements narratifs, où les lettres apparaissent peu à peu à l’écran, peuvent nous faire penser au clip de la chanson Jed’s Other Poem (Beautiful Ground), du groupe américain Grandaddy (2009). L’évolution constante de ce lieu est d’abord symbolisée par ces éléments typographiques représentés sous forme de flux, mais aussi par le fait que les textes semblent continuer à l’extérieur de l’écran. Ces écrits infinis veulent nous montrer l’espace ouvert aux changements qui caractérise la place et dont sa seule limite est celle de la dimension de l’écran qui ne peut nous montrer la totalité de ces flux. Les lettres qui apparaissent le temps de quelques secondes viennent parasiter ces dialogues. Tout ceci est renforcé par les bruits répétitifs et infernaux des caisses enregistreuses qui authentifient parfaitement le quotidien de ce marché. Enfin, ces récits singuliers révèlent également la multitude de perceptions ressenties sur un même lieu par ces habitants.

Cette vidéo nous présente une vision globale de la place Albert Thomas, mais elle projette également diverses ambiances, des récits singuliers et dissemblables qui nous permettent d’identifier et ressentir cet espace. Au cours du visionnage de la vidéo, nous avons donc toute liberté possible quant à la représentation imagée des mouvements, des histoires et des perceptions retranscrites dans ce documentaire. 

            Pour conclure, je tiens à remercier tout particulièrement Vincent Bodic pour son aide précieuse !


08/12/2012

[Art Numérique] Investigation personnelle


       Le 17 octobre dernier, j’ai assisté à une conférence de Danièle Méaux intitulée "Arno Rafael Minkkinen : la part animale de l'être" organisée dans le cadre d’une journée d'étude "Animal/Humain".

       Bien que je ne me sois jamais réellement intéressé à la photographie, je dois dire que l’œuvre de Arno Rafael Minkkinen ne m’a en aucun cas laissée indifférente. Ce photographe américain d’origine finlandaise réalise ses autoportraits en noir et blanc, tout en intégrant des parties de son corps pour le ramener à son état premier, celui de nature. Entre réalité et fiction, plaisir et humour, il réinvente l’autoportrait avec originalité.
       L’élément qui m’a profondément marquée dans ses clichés est sans aucun doute cette euphorie qui le pousse à défier le danger afin d’amener son corps à prendre des poses inattendues, bien souvent, au-delà des limites physiques et anatomiques. Travaillant seul et n’hésitant pas à s'enterrer sous la neige, s'agripper à un escalier ou encore à se pencher au-dessus du vide, il tente de nous montrer les acrobaties de ses photographies en manipulant nos yeux, c’est d’ailleurs ce qu’il dit en plaisantant : "J'ai même appris à marcher sur l'eau". On pourrait penser que certaines images sont truquées, pourtant aucune n’est manipulée ni à la prise de vue ni au tirage.

Arno Rafael Minkkinen, "Grand Canyon" (1995)

       La photo "Grand Canyon" m’a beaucoup fait penser au "Saut dans le vide" de Yves Klein, mais également à diverses photographies de l’artiste chinois Li Wei qui se met en scène dans des situations impossibles.

      Yves Klein, "Saut dans le vide" (1960)        
Li Wai, "25 étages pour la liberté", Pékin (2004)
       En étant son propre modèle, il lui est totalement impossible de maitriser la lumière, la pose, le cadrage. Et lorsqu’il déclenche la prise, il est ainsi incapable de prédire la réussite ou non de ses efforts jusqu’à ce que la photo soit développée.

       Lorsque j’observe son corps dans ses photographies, cela me donne l'impression d'être face à des photos de sculptures semi-organiques, mais également d'objet volant dont on n'aurait pu cadrer qu'un morceau. Bien que les lieux dans lequel il expose changent fréquemment, Minkkinen reste lui toujours, une partie intégrante de ces paysages. Il connecte ainsi le corps et la nature de façon surréaliste. Les endroits où il expose lui permettent de faire l’image, cette image est en effet guidée par la réalité du lieu et la réalité dans laquelle il se trouve. Son corps qui s’intègre parfaitement au paysage rend ses œuvres particulièrement touchantes. Son travail me fait beaucoup penser à du camouflage, de l’homochromie. Je n’ai d'ailleurs pu m’empêcher de faire un rapprochement avec le travail de l’artiste chinois Liu Bolin qui s’intéresse à la question du corps dans l’environnement social à travers des camouflages.


Liu Bolin
       En parcourant ses travaux, on se rend compte qu’il est impossible de pouvoir dater son travail puisque ses images qui datent de 1973, comme celles faites en 2003, ne possèdent pas grand de changement, ceci créer une uniformité. Dans toute son œuvre, il se concentre finalement sur un seul et même type de recherche photographique. Celui-ci est devenu le but final de son entreprise, ce qui nous laisse penser qu’il cherchera à faire vivre son projet en produisant de nouvelles images jusqu’à son dernier souffle.

       Les photographies de cet artiste nous prouvent qu’il n’y a rien de plus naturel que l’union d’un corps humain avec la nature. Son œuvre amène à la fascination, le questionnement, mais aussi parfois au malaise. Il nous relie à ce que nous sommes: rattachés à la vie, au sacré, à l’intemporel, à l’évolution et au divin. Cet artiste qui a auparavant travaillé dans la publicité connait très bien les enjeux de la communication. Et venant moi aussi d’une filière spécialisée en communication visuelle, je ressens comme une forme de communication dans chacune de ses images. Au final, ses photos qui forment son œuvre se ressemblent toutes un peu… comme une campagne de publicité dont on ne voit jamais la fin...

07/12/2012

[Musique] 클래지콰이(CLAZZIQUAI PROJECT) - 함께라면 feat. 김진표 (Can't go on my own)



Mercredi dernier, j'ai eu  la chance de pouvoir me rendre au Musée d'Art Moderne de Saint-Étienne afin de découvrir l'exposition Fiat flux : la nébuleuse Fluxus, 1962-1978 !

Quelques heures plus tard a été mis en ligne sur Youtube le nouveau clip du groupe sud coréen Clazziquai Project. J'apprécie énormément leur musique depuis de nombreuses années déjà et je dois dire que divers éléments dans ce clip m'ont justement fait repenser à ma visite au musée ! Un montage vidéo nous montrant un bric-à-brac d'objets et couleurs rétro, des têtes coupées, les vieux téléviseurs de Nam June Paik, les têtes d'animaux empaillés de Wolf Vostell, une typographie dans le style vieille machine à écrire, des références aux collages et cadres photos des artistes du mouvement Fluxus... suis-je seule à le penser ? ;)

 Je vous laisse découvrir ce petit partage musical :

 



Présentation brève du groupe :

Clazziquai Project est un trio coréen appartenant au label Fluxus Music. Ce groupe mélange jazz, groove, lounge et musique électronique. La formation a débuté au Canada (c'est pour cette raison que leurs textes sont souvent en anglais) et se compose de DJ Clazzi (Kim Sunghoon), Alex Chun et Horan (Choi Sujin).

03/12/2012

[Dessin] L'image rétrospective

Voici quelques recherches effectuées sur l'incitation suivante : "L'image rétrospective" !




 

























Références :

Rodolphe Cosimi
Dan Mountford
Silvia Pelissero
Andrew Freitas
Chrissy Angliker
Christopher Relander